Le Guide du Rodeur

Supplément de l'ODCTimes

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Comme toute ville un tant soit peu ancienne, Balamoun regorge de croyances et de coutumes.


Le culte d'Horosis

Il faut tout d'abord savoir que ses habitants sont très croyants, tous vénèrent Horosis et les cérémonies à son honneur bercent le rythme de la vie des citoyens. Qui ne veut pas visiter les geôles de la caserne ferait mieux de ne pas oublier cette piété religieuse et de ne jamais insulter le dieu Horosis ou un de ses représentants. Tout est prétexte aux cérémonies : mariages, naissances et surtout décès.

Il est d'ailleurs bon de savoir qu'à Balamoun, lors d'un décès, les corps sont embaumés, processus que l'on appelle aussi momification. Ce procédé étant peu connu, je vais vous détailler un peu ce dont il s'agit.


L'embaumement

Sachez d'abord que lorsqu'une personne meurt et que son âme, le ba, quitte son corps sous la forme d'un oiseau (animal sacré), il ne reste qu'une enveloppe sans âme. C'est seulement au terme de la momification que la vie peut reprendre possession du corps, c'est le sens de la cérémonie de " l'ouverture de la bouche " et de tous les rites pratiqués pour assurer la vie future du trépassé dans le royaume d'Horosis.

La momification est la combinaison de constatation naturelle et d'action humaine. Dans le passé, les sépultures étaient très simples. Le corps était placé recroquevillé dans un caveau peu profond, à la lisière du désert, recouvert de sable. Au contact de l'air sec et du sable chaud, le corps se déshydratait très rapidement, ce qui lui permettait d'être entièrement conservé de manière naturelle quelque temps après l'inhumation.

Avec l'apparition des grands tombeaux, la nature ne pouvant plus faire son office, il fallut créer des méthodes artificielles pour obtenir le même résultat. Ces techniques ne cessèrent d'évoluer, pour atteindre des sommets de nos jours. Les embaumeurs élevèrent leur savoir-faire presque au niveau d'un art. Le rituel de la momification est placé sous l'égide d'Horosis, le dieu des morts. Tout le travail de momification est accompagné d'un rituel incantatoire, correspondant aux différentes étapes physiques. La momification est effectuée dans des ateliers situés sous la cité sacrée, par des prêtres hautement qualifiés.

La qualité de la momification dépend pour beaucoup de la richesse du mort ou de sa famille. Les nobles peuvent se payer des sarcophages richement décorés et un embaumement soigné et complet alors que les pauvres et les indigents doivent se contenter de sarcophages en bois et d'un embaumement sommaire. Les dirigeants de la cité et les sectaires importants, quant à eux, sont enfermés dans des sarcophages d'une beauté inouïe, décorés de feuilles d'or et de nombreux joyaux.

On prétend qu'il existe un sarcophage révéré par les sectaires et qui contiendrait la momie d'Horosis en personne. Ce sarcophage serait une relique et n'aurait aucun égal de par le monde. On ignore sa localisation.


Le fantôme de la bibliothèque

Une croyance tenace à Balamoun est l'existence d'un fantôme dans la bibliothèque du temple d'Horosis. On raconte que ce garde fantomatique reste là à attendre et à se repaître des intrus, les rumeurs courent sur la terrible statue qui broie les os de ces malvenu, la porte qui ne laisse rentrer que les élus, ... Cette rumeur suffit à éloigner les intrus de la bibliothèque, même si certains prétendent que cette légende est le fruit d'un ingénieux sectaire.


Les catacombes de la Grande Pyramide

Bien que tout le monde s'accorde à dire qu'un réseau de catacombes court effectivement sous la Pyramide, peu semble avoir réussi à y entrer et encore moins à en sortir. Les raisons pour lesquels ce vaste réseau a été construit sont toujours un mystère mais, peut être cela est-il expliqué sur les murs d'un couloir encore inexploré car la plupart des murs seraient couverts de hiéroglyphes mystérieux. Quoi qu'il en soit, les rumeurs sur la présence de fabuleux trésors continuent d'attirer les courageux et d'intriguer les visiteurs.


Le marchandage

Le visiteur ne doit pas s'étonner du comportement des marchands à Balamoun. Car, il est de bon ton de pratiquer ce qui est presque un sport à présent, le marchandage. Souvent, les marchands proposent des prix plus élevés que la valeur de la marchandise car ils attendent des clients qu'ils discutent les prix, c'est une sorte de plaisir et de jeu pour eux. Cette pratique est l'occasion d'échanges verbaux où chaque partie a l'occasion de montrer sa verve, ses talents d'orateur, de comédien et de négociateur. Lors de cet échange verbal, vous vous verrez toujours offrir un verre de thé à la menthe. Même si la soif ne vous habite pas, ne refusez pas cette offre, cela serait faire preuve d'irrespect. Lors du marchandage, il convient de rester cohérent et de ne pas tomber dans l'excès. Proposer des prix ridiculement bas peut amener la colère du marchand et stopper net la transaction, ce qui n'est pas à votre avantage et peut vous amener mauvaise réputation en ville.